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Prépa PTSI - PT

Physique Technologie Sciences de l’Ingénieur



Témoignage de Julien, ingénieur iOS chez Apple

2003-2006 Lycée Maurice Genevoix, Decize
2006-2008 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2008-2012 École d’ingénieurs ENSEEIHT puis Master Informatique
(École Nationale Supérieure d’Électrotechnique, d’Électronique, d’Informatique, d’Hydraulique et des Télécommunications)

Après avoir terminé mon école à Toulouse, j’ai obtenu un Master en informatique aux États-Unis au Georgia Institute of Technology.

J’ai ensuite décroché mon premier emploi il y a quelques mois en tant que « Software Engineer » chez Apple aux USA où je travaille dans le département iOS, contribuant au développement du système d’exploitation des iPhones et iPads.

Je tenais à remercier tous mes professeurs de Jules Renard pour les deux années passées en prépa. Je ne serai sûrement pas où je suis aujourd’hui sans la grande attention portée aux élèves dans cette classe et l’excellent enseignement reçu pendant ces deux années, certes difficiles, mais qui en valaient la peine.

Témoignage de Fanny, centralienne travaillant dans l’aéronautique

2007-2010 Lycée Jules Renard, Nevers
2010-2012 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2012-2014 École Centrale de Lyon
2014-2016 RWTH Aachen University (Double Diplôme en Allemagne)
2017-2019 Ingénieure Système Aéronautique chez Liebherr Aerospace Toulouse
2019- Ingénieure Système Segment Sol Spatial chez Airbus Defence and Space

J’ai choisi d’intégrer la prépa de Jules Renard après un bac S option Sciences de la Vie et de la Terre (SVT) pour 4 raisons :

Le fait de ne pas avoir étudié les Sciences Industrielles (SI) avant la prépa n’a pas été une difficulté : des cours de SI supplémentaires sont dispensés aux élèves dans ce cas, qui rattrapent vite leur “retard”. Je dirais même que ce petit “challenge”, cette mise en difficulté, cette confrontation à l’inconnu (toujours maîtrisée bien sûr) est le propre d’un ingénieur curieux. Cet état d’esprit a marqué mes études et me poursuit aujourd’hui dans ma vie professionnelle.

En 2012 j’ai intégré, comme je le souhaitais, une école d’ingénieur généraliste : l’École Centrale de Lyon. J’y suis restée deux années afin de poursuivre un cursus dit “généraliste” : les élèves sont amenés à étudier de nombreuses matières différentes (scientifiques bien sûr mais également les sciences humaines et sociales, le management, les langues…), sont encouragés à s’investir associativement et à travailler en groupe autour de projets scolaires ou non. J’ai remplacé ma troisième année en école d’ingénieur par deux années en double diplôme en Allemagne, afin de me spécialiser en biomécanique.

Armée de mon double diplôme, j’ai choisi de revenir en France, et de m’installer à Toulouse pour y trouver mon premier emploi. J’ai longtemps cru pouvoir trouver un poste d’ingénieur dans mon domaine de spécialisation, la biomécanique. Celui ci est cependant peu développé en France, presque uniquement dans le monde de la recherche, que je ne souhaitais pas intégrer à ce moment-là. J’ai donc postulé chez une grande société de prestation (Altran), qui m’a offert ma première mission chez Liebherr Aerospace Toulouse, en tant qu’ingénieure système. Liebherr conçoit et fabrique à Toulouse des système de conditionnement d’air, de pressurisation cabine et de dégivrage des ailes pour les grands constructeurs aéronautiques (Airbus, Boeing, Dassault, Bomardier, Comac…). Je tenais le rôle transverse d’interface technique entre le client et le reste des équipes conceptrices chez Liebherr. Mon travail consistait à comprendre les besoins du clients, à les traduire en spécifications techniques, à concevoir l’architecture globale du système, et à piloter les équipes (calculs de performances, dessinateurs mécaniques, techniciens des bancs d’essais) afin de fournir un produit final qui réponde aux exigences du client. Ce travail m’a amené à beaucoup voyager (l’anglais est indispensable, l’allemand un atout indéniable) et à avoir un regard transverse sur toute l’activité de conception.

J’ai finalement été embauchée chez Liebherr pour travailler, toujours en tant qu’ingénieure système, sur deux projets de recherches, l’un sur l’avion plus électrique, l’un sur l’utilisation de l’intelligence artificielle pour la maintenance des systèmes Liebherr installés sur avion.

L’intelligence artificielle (IA) et le traitement massif de données (big data) m’ont beaucoup plu sur ce dernier projet. Liebherr ne me permettant pas de m’épanouir pleinement dans ce domaine, j’ai choisi de démissionner pour rejoindre Airbus Defence and Space, toujours à Toulouse, et toujours en tant qu’ingénieure système, sur des projets de conception des centres de contrôles spatiaux. Ceux-ci font intervenir le traitement massif des données satellites, surtout à l’heure où l’on parle de “constellations” de plusieurs dizaines, voire centaines de satellites. À l’heure à j’écris ces lignes, je n’ai intégré Airbus que depuis une semaine. Difficile pour moi d’en dire plus mais les challenges techniques semblent de taille, et j’ai hâte de relever ce nouveau défi.

Ce dernier rebond dans ma jeune carrière montre ce qui me plaît le plus dans mon métier d’ingénieure : il y a tant de défis à relever (qu’ils soient techniques ou humains) et de choses à apprendre qu’il est impossible de s’ennuyer ! Le seul conseil que je puisse donner aux lycéens et taupins est le suivant : croyez en vous. Intégrer la prépa de Jules a été pour moi un excellent moyen de relever ce premier défi.

Témoignage de Benjamin, polytechnicien travaillant chez Areva

1999-2002 Lycée Jules Renard, Nevers
2002-2004 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2004-2008 École Polytechnique puis ENSTA
(École Nationale Supérieure de Techniques Avancées)

Passionné de technique et d’industrie, c’est tout naturellement que j’ai intégré la prépa de Jules Renard en 2002, attiré par la proximité avec mon cadre de vie, l’environnement convivial, et l’enseignement dispensé. J’ai vraiment été motivé par les matières abordées, notamment en sciences de l’ingénieur, qui sont appliquées, et donnent une dimension très opérationnelle, qui me sert encore tous les jours.

Tout cela m’a permis d’intégrer l’École Polytechnique en 2004, où mon parcours technique tranchait vraiment avec la majorité des autres élèves, ce qui a été au final très enrichissant. Les opportunités qu’ouvre une telle école sont nombreuses, mais j’ai réellement suivi mes aspirations en choisissant des filières plus techniques, avec notamment une année d’application à l’ENSTA.

Muni de ce bagage, je suis rentré chez Areva en 2009, à l’usine de retraitement de la Hague, en tant qu’« ingénieur progrès ». Un poste très technique, dans une usine à la pointe… Je suis actuellement responsable de production d’un atelier de cette usine. Bien qu’ayant un rôle de manager, je suis chaque jour amené à prendre des décisions sur des points opérationnels. Et encore à l’heure actuelle, les fondamentaux que j’ai acquis en prépa me servent !

Vincent, ingénieur projets à Toulouse

2011-2014 Lycée Jules Renard, Nevers
2014-2016 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2016-2019 SIGMA Clermont (École de Mécanique Avancée)

Élève au lycée Jules Renard de Nevers, j’ai postulé à la prépa Jules Renard car elle correspondait en tout points à ce que je recherchais pour mes études post-bac : une formation de haut niveau en sciences, des classes à effectif « léger » et une proximité non négligeable durant ces deux ans avec le domicile de mes parents. Je ne savais pas à quoi m’attendre et me voila dans l’univers des classes préparatoires.

Issu d’un bac S-SVT, j’ai découvert les Sciences de l’Ingénieur en arrivant en prépa : les efforts déployés par les professeurs pour nous faire rattraper le niveau en SI étaient très appréciables et ce n’a pas été un inconvénient pour moi de n’avoir jamais fait de SI avant la prépa. Je me suis même orienté par la suite vers une école de mécanique avancée. Aujourd’hui j’ai d’excellents souvenirs de ma classe prépa (si l’on enlève les nombreuses heures de travail que j’ai passé en 2 ans) et j’en retiens la disponibilité des professeurs, l’ambiance avec les autres élèves qui permet de se surpasser et de ne jamais lâcher. L’avantage de cette classe prépa est vraiment sa proximité et sa taille qui en fait une prépa « familiale » .

Après les concours, direction SIGMA Clermont (anciennement IFMA) à Clermont Ferrand. L’école est orienté sur la mécanique avancée avec l’un des plus grand centre de transfert de technologie de France où l’on pratique avec de nombreuses machines outils. Les cours sont très intéressants et permettent à chaque étudiant de modeler son parcours comme il le souhaite. L’accent est également mis sur l’international : j’ai effectué mon stage de 2e année à Londres au sein d’un bureau d’études en énergie du bâtiment et cela m’a permis de progressé en anglais et de découvrir une autre culture. Les nombreuses associations permettent également d’assouvir sa passion ou de s’en découvrir une nouvelle. En école les méthodes de travail mises en places durant la prépa m’ont été bénéfiques et je suis fier d’être passé par la même si cela n’a pas été facile.

Lors de mon stage de fin d’études, je me découvre un goût pour la gestion de projet mécanique dans une boite qui imagine des solutions pour les entreprises de l’aéronautique et du spatial mais également de l’industrie : Latesys, basée à Toulouse (31). Gérer un projet allant de l’études à l’intégration en passant par la fabrication d’un ilot robotisé pour une industrie me plait et je veut continuer dans ce domaine. Mon diplôme en poche je recherche donc une mission dans le domaine de la gestion de projet mécanique. Aujourd’hui par l’intermédiaire d’un boite de prestation de service, je décroche une mission chez Latesys en lien avec le spatial cette fois : un ensemble d’outillages qui serviront au décollage de la fusée Ariane 6. Aujourd’hui j’ai des responsabilités humaines, financières et cela ne me fait pas peur. Je travaille également pour des poitures dans les domaines de l’aéronautique et du spatial (Airbus, Ariane, CNES, …) et j’en suis fier.

Aujourd’hui si je pouvais donner un conseil à un élève qui hésite à se lancer dans la prépa Jules Renard ce serait celui-ci : être motivé par une charge de travail importante, toujours regarder devant et ne jamais baisser les bras, les 2 années de prépa lui serviront de tremplin pour sa vie future et lui ouvriront les portes de belles opportunités.

Témoignage de Rabie, centralien travaillant dans l’analyse financière

1999-2002 Lycée à Rabat (Maroc)
2002-2004 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2004-2006 École Centrale de Lille
2006-2007 Année de spécialisation à l’École Centrale de Lyon (Math appliquées et aide à la décision en entreprise)

J’ai passé deux années à Centrale Lille, et un an à Centrale Lyon pour la spécialité (math appliquées & aide à la décision en entreprise).

Par la suite j’ai intégré un cabinet d’audit et de conseil financiers (KPMG). J’y ai travaillé pendant 3 ans, intervenant surtout sur des missions en assurance.

Après, j’ai été débauché par AIG, chez qui j’ai occupé un poste de contrôleur financier Europe pendant à peu près deux ans. J’étais beaucoup en interaction avec les filiales européennes, et la maison mère aux USA (heureusement que j’avais encore quelques souvenirs de mes cours d’anglais). C’était une belle expérience, culturellement (90% des membres de l’équipe n’étaient pas Français + on ressentait bien la culture américaine dès qu’on dépassait la porte d’entrée) ; professionnellement (la crise financière ayant amené son lot de nouveaux sujets) ; et surtout j’ai fini par apprendre à parler en anglais.

Depuis août 2012, je travaille chez Eutelsat (opérateur satellite français). J’y ai occupé plusieurs postes : pendant 3 ans j’ai travaillé en tant qu’Analyste Revenu et j’étais impliqué de près ou de loin sur tous les sujets qui concernaient le chiffre de d’affaires; ensuite j’ai travaillé comme contrôleur de gestion/financier groupe pendant un an et demi; et enfin, depuis mars 2017, je suis détaché au niveau des filiales Amérique (basé à Mexico), et je suis en charge du contrôle de gestion (revenus et charges), de la trésorerie, du plan stratégique et d'autres projets/sujets transverses tel que les investissements sols liés aux ventes (je dirige une équipe de 9 personnes dont trois me reportant directement).

Voilà un peu mon parcours. Des métiers éloignés de l’ingénierie et de mon parcours scolaire. Malgré ça, ce dernier m’a beaucoup aidé dans ma vie et evolution professionnelle (comprendre facilement les sujets techniques, savoir comment appréhender les problèmes, …). Je pense que s’il y a une conclusion à retenir ce serait : la prépa Jules Renard mène à tout.

Témoignage d’Alexandre, ingénieur business intelligence dans une banque luxembourgeoise

2011-2014 Lycée Jules Renard, Nevers
2014-2016 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2016-2019 Télécom Nancy (filière SIE, Systèmes d’Information d’Entreprise)

Après mes 3 années de lycée à Jules Renard, j’ai décidé de continuer et de faire la prépa pour deux principales raisons. La première, garder un certain confort en restant chez mes parents, dans la même ville, dans un lieu que je connaissais déjà. Second point important et notoire, le nombre d’élève par classe ! Nous étions entre 15 et 20 ce qui est deux fois moins que les autres prépas. Un élément décisif pour bien réussir ces deux années est de se sentir bien tout simplement et cette prépa le permet avec ce côté familial.

Après ces deux années et un concours plutôt réussi, j’ai réussi à intégrer TELECOM Nancy. Cette école est spécialisée dans les Sciences du Numérique, autrement dit l’informatique. Au cours de ces trois années de cursus ingénieur, j’ai décidé de me spécialiser dans les systèmes d’information et vers le côté Big Data de l’informatique. Pour mon stage de fin d’études, j’ai décidé de partir à l’étranger et de me confronter au milieu bancaire luxembourgeois, le domaine économique me passionnant depuis très longtemps.

Aujourd’hui, je travaille pour SWORD Luxembourg, une société de services spécialisée en informatique. J’ai continué ma mission dans la banque dans laquelle je travaillais durant mon stage. Plus spécifiquement, je fais ce que l’on appelle de la Business intelligence, un domaine en vogue depuis quelques années. L’idée principale est de fournir aux décideurs d’une société, les données nécessaires aux différents choix stratégiques à faire. À titre d’exemple, les entreprises vont vouloir classifier leurs clients, connaître les marchés spécifiques sur lesquelles elles sont leaders, … Il faut donc allier connaissance économique pour comprendre leurs différents besoins, mais aussi utiliser l’informatique et les outils à bon escient. Quant au pays du Luxembourg, il faut avoir une certaine rigueur et ne pas lésiner sur le travail à fournir : c’est un véritable challenge !

Témoignage d’Alain, ingénieur PSA diagnostic après-vente et maîtrise d’ouvrage informatique

1994-1997 Lycée Jules Renard, Nevers
1997-1999 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
1999-2002 ENSIAME Valenciennes (devenue INSA Hauts-de-France)
(École Nationale Supérieure d'Ingénieurs en Informatique, Automatique, Mécanique, Énergétique et Électronique)

J’ai commencé ma carrière en pilotant des évolutions produit / process chez PSA, puis chez Renault vu des prestations véhicules (cible à atteindre pour un lancement véhicule). Ce parcours me permet d’avoir une connaissance du produit automobile, de sa conception, des fournisseurs, …

La valeur et l’importance croissante des logiciels dans tous les produits manufacturés font que la demande en ingénierie informatique sera croissante.

Sur le fond du métier d’ingénieur qui est très diversifié, ce qui fait (ou doit faire) un ingénieur est la méthode, l’analyse et la résolution de problèmes, qui font la capacité à orchestrer un projet, et donc de le découper et doser le contenu des étapes… Les changements technologiques, et des marchés modifient sans cesse les modes de fonctionnement, il faut donc se baser sur ces fondamentaux là pour faire aboutir les projets, ou pour “manager” les équipes pour ceux qui sont “chefs” (ce qui n’est pas mon cas).

Avec cette accélération des changements dans plusieurs dimensions : dans tous les secteurs, les compétences nécessaires pour développer un produit sont de plus en plus pluridisciplinaires, et donc multi-entreprises et forcément internationales. Ce qui signifie que la maîtrise de l’anglais est incontournable.

Témoignage de Guillaume, ingénieur EDF

2001-2004 Lycée Jules Renard, Nevers
2004-2006 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2006-2009 SIGMA Clermont (École de Mécanique Avancée)

Élève de niveau moyen au lycée, la classe préparatoire de Jules Renard m’a donné l’opportunité de me former et de me présenter à des concours de niveau élevé via la banque de concours de la filière PT.

L’aspect « familial » de la formation m’a permis de garder confiance en mes capacités et réussir mon objectif initial en intégrant l’IFMA de Clermont-Ferrand.

Je suis aujourd’hui ingénieur chez EDF.

Témoignage de Robinson, ingénieur énergie en Norvège

2000-2003 Lycée Alain Colas, Nevers
2003-2005 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2005-2009 École d’ingénieurs Arts et Métiers puis Master Supply Chain

Après une scolarité tranquille jusqu’au collège, il m’a été difficile de convaincre mes professeurs de lycées que la classe préparatoire était le meilleur parcours pour moi. Mais après l’obtention de mon bac, j’ai été admis à la prépa Jules Renard.

Après le choc des premières semaines intenses, j’ai finalement trouvé mon rythme et bien que mes notes ne soient pas très élevées, j’avais le soutien entier de mes professeurs qui ont su me motiver pendant presque deux ans jusqu’à la période des concours. Après des révisions une nouvelle fois intenses avec mes camarades de deuxième année, j’ai eu la chance de décrocher une place aux Arts et Métiers, à Chalons en Champagne.

L’école d’ingénieur s’est déroulée excellemment et j’ai pu poursuivre ma scolarité par un double Master en Supply Chain en Suède. J’ai ensuite commencé ma carrière en entreprenant dans le conseil en organisation, puis en tant qu’ingénieur Méthodes pour un acteur majeur de l’énergie (en distribution et logistique) et je suis désormais ingénieur Planning dans les énergies (Oil & Gas) en Norvège pour un grand groupe pétrolier.

En conclusion, je dirais que la prépa m’a permis de développer des capacités de réflexion et de travail qu’aucun autre parcours ne m’aurait apporté. Merci à toute l’équipe de la prépa Jules Renard !

Témoignage de Frédérick, ingénieur au CEA

1996-1999 Lycée Alain Colas, Nevers
1999-2001 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2001-2004 École d’ingénieurs ENSICAEN
(École Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Caen)
2004-2007 Thèse au CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique)

J’ai choisi d’intégrer la classe préparatoire PTSI de Jules Renard parce qu’elle était proche de chez moi et qu’elle est à échelle humaine. De plus, l’avantage de la prépa option PTSI est de ne pas favoriser une matière en particulier tout en garantissant l’accès aux mêmes écoles d’ingénieurs que celles proposées dans les autres filières.

De manière générale, faire une prépa, c’est consacrer deux ans à ses études. L’objectif est bien entendu d’intégrer au final une école d’ingénieurs mais dans tous les cas, ces deux années permettent d’acquérir des méthodes de travail et une capacité de travail qui vous seront très utiles pour la suite de vos études. Bien sûr, en prépa, cours, devoirs, interrogations orales s’enchaînent, suivant un rythme soutenu mais pas intenable avec une bonne organisation et une bonne dose de sérieux.

Concernant le niveau requis en prépa, il y a un fossé significatif entre les exigences du lycée et celles d’une prépa. Par ailleurs, ne vous focalisez pas trop sur vos résultats au lycée, ils ne préjugent pas forcément de votre réussite par la suite.

Concernant l’encadrement à Jules Renard, l’avantage d’étudier dans une prépa de petite taille tient à la proximité que l’on peut entretenir avec ses profs. Il est très facile de poser une question durant un cours (et/ou à la fin d’un cours) et les profs sont de manière générale très disponibles pour vous aider et pour vous encourager. Globalement, l’ambiance est donc très bonne, l’encadrement d’un haut niveau scientifique, et il y a de fortes chances d’intégrer une école d’ingénieurs au bout de deux ans de travail intensif. Pour ma part j’ai intégré l’ENSICAEN. Initialement, j’étais parti pour être ingénieur en informatique. Après quelques cours de programmation assez cauchemardesques, je me suis rapidement tourné vers une autre filière, touchant au domaine du nucléaire... et j’y suis resté jusqu’à aujourd’hui. Un petit conseil en passant : commencez à regarder assez tôt durant la prépa les écoles d’ingénieurs susceptibles de vous intéresser lors des concours.

À la sortie de mon école d’ingénieurs, j’ai réalisé une thèse au Commissariat à l’Énergie Atomique (CEA), situé sur le site de Saclay. Ce travail de thèse concernait le développement de méthodes permettant de caractériser les colis de déchets radioactifs et de déterminer leur contenu (masses d’uranium ou de plutonium contenues à l’intérieur de ces derniers).

Je suis maintenant ingénieur de recherche en mesure nucléaire au CEA. Globalement, le travail d’ingénieur dans mon domaine, et de manière assez générale, se décompose en deux parties : une partie gestion de projet et une partie plus technique, correspondant à la réalisation de la partie technique du projet. Au cours de sa carrière, on a souvent tendance à s’orienter vers l’une ou l’autre de ces voies (être plutôt manager ou plutôt expert technique). Au passage, je tiens à insister sur le rôle important du français dans le métier d’ingénieur. Que ce soit dans le cadre d’échanges de mails, dans le cadre de la rédaction de rapports/présentations, il est indispensable de savoir écrire correctement, sous peine de perdre un temps précieux. La maîtrise d’une langue étrangère (l’anglais généralement) est également la bienvenue.

En espérant que ces quelques lignes vous donnent envie de pousser la porte de la prépa à Jules Renard !

Témoignage de Pierre-Antoine, ingénieur travaux publics au Koweït

2002-2005 Lycée Jules Renard, Nevers
2005-2007 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2007-2010 École d’ingénieurs ESTP
(École Spéciale des Travaux Publics)

Après l’obtention de mon Baccalauréat scientifique, j’ai intégré la prépa du Lycée Jules Renard de Nevers. Ce choix fut réfléchi et guidé par les nombreux commentaires positifs à son égard. Cela m’a permis par la suite d’intégrer l’ESTP (École Spéciale des Travaux Publics, à Paris). J’ai choisi d’effectuer ma dernière année d’études en Australie et suite à l’obtention d’un double diplôme, j’ai commencé une mission Volontariat International en Entreprise dans les Émirats Arabes Unis chez Louis Berger qui a abouti sur un poste d’Ingénieur Planning et Programme au Koweït sur un projet d’infrastructure d’envergure. Je m’occupe maintenant de l'extension du RER E à Paris.

Mes deux années passées en classe préparatoire à Jules Renard ont été un des facteurs importants dans ma réussite professionnelle. Le cadre de travail y est idéal avec des professeurs soucieux de l’évolution et de la réussite de leurs élèves. Depuis mon départ, la prépa n’a cessé d’évoluer et de se perfectionner pour permettre à ses étudiants d’avoir accès aux plus grandes écoles d’ingénieurs françaises, un fait rare qui doit être souligné. De plus, l’enseignement proposé m’a permis d’acquérir une méthodologie de travail, une rigueur et un esprit d’analyse qui ont été autant d’atouts favorables pour mon insertion dans le monde concurrentiel du travail. Je serai toujours reconnaissant de la qualité de l’enseignement dispensé et de l’environnement de travail propice à la réussite scolaire.

Cette filière impose cependant une charge de travail importante mais qui ne doit pas rebuter les futurs étudiants. Pour ma part, je considère que ces deux années de travail intense offrent un « retour sur investissement » sans égal avec à la clé de belles opportunités professionnelles.

Témoignage de Vincent, ingénieur travaux publics à Monaco

2003-2006 Lycée Jules Renard, Nevers
2006-2008 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2008-2012 ENSIP
(École Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Poitiers)

En 3e année de mon école, la filière dans laquelle j’étais ne me plaisait pas et j’ai dû recommencer mon année. Grâce à mon premier stage de fin d’étude dans le domaine du bâtiment, j’ai retrouvé ma motivation et mon deuxième stage chez Jean Graniou (filiale de Vinci Energies) sur le chantier du Stade de Nice où nous réalisions l’électricité pour 15 millions d’euros m’a totalement convaincu, j’ai rencontré des supérieurs et des collègues formidables sur un chantier incroyable (un stade réalisé en 1 an et demi !!). J’ai obtenu mon diplôme en septembre 2012 et été embauché en octobre. Je suis resté sur ce chantier jusqu’à sa toute fin en octobre 2013, puis j’ai été muté à l’agence de Monaco ou je suis devenu le responsable du pôle maintenance, en attendant qu’un nouveau gros projet soit lancé.

Je tiens donc à remercier les professeurs de la prépa Jules Renard qui sont à l’origine de ce que je fais maintenant et qui m’ont sans doute appris à ne pas abandonner.

Témoignage de Léo, informaticien chez Bull

2005-2008 Lycée Jules Renard, Nevers
2008-2010 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2010-2013 ESIEA
(École Supérieure d’Informatique, Électronique, Automatique)

Après les deux années de prépas, j’ai fait le choix — difficile — d’intégrer une école privée : l’ESIEA. ça a été trois années difficiles financièrement — c’est privé — et scolairement : je suis parti de zéro en informatique (vu que c’était ce que je voulais faire) quand d’autres étaient déjà formés dans cette matière. Mais trois années riches, avec un stage en Irlande sympa, des cours parfois extrêmement intéressants en sécurité informatique, des projets où je me suis impliqué. J’ai été diplômé en 2013 avec mention très bien.

J’ai pu trouver très vite un stage en sécurité informatique à Bull (racheté depuis par Atos, un grand groupe). J’ai travaillé sur un logiciel de gestion des identités et des accès. J’ai eu une proposition d’embauche avant la fin de mon stage (donc avant d’être diplômé). Le salaire était de 36 000 euros/an, en CDI, sans période d’essai. Je parle de CDI parce les quelques amis qui ont suivi un cursus en école de commerce n’ont pas eu cette chance. Certains sont toujours en CDD avec les désagréments que ça implique.

Ce premier emploi, que j’occupe depuis octobre 2013, m’a permis de voyager à plusieurs reprise en Europe, en Afrique et en Asie. Nos clients étant internationaux, il est parfois nécessaire de se déplacer chez eux pour bien cerner leurs besoins et répondre correctement à leurs attentes. C’était un des buts recherchés quand j’ai voulu être ingénieur : voir du pays. C’est donc satisfaisant.

C’est un emploi porteur pour ma carrière : on me donne des responsabilités sur des projets assez conséquents ; c’est un argument pour un futur job. C’est aussi un emploi qui offre autonomie et flexibilité : j’ai la possibilité de travailler de chez moi au besoin, je choisis mes horaires, et j’ai même pu sans problème obtenir une mutation à Lyon pour 2016. C’est un métier qui oblige à avoir une charge de travail conséquente. Il m’arrive de finir tard le soir (après 21 h) les jours où c’est nécessaire. Mais quelle que soit la formation, je pense que c’est nécessaire de beaucoup travailler pour un premier emploi.

Témoignage de Mathilde, ingénieure Arts et métiers

2006-2009 Lycée Jules Renard, Nevers
2009-2011 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2011-2014 Arts et métiers
2014-2015 Master Thesis à DLR (Allemagne)
2015-2016 Programme Vulcanus au Japon

J’ai fait la prépa Jules Renard de Septembre 2009 à Juin 2011. J’ai beaucoup apprécié l’ambiance, la disponibilité des professeurs et le contenu des cours. Avec le recul, les cours de prépa étaient, de loin, les plus denses. C’est un peu décevant après la prépa, de ne jamais plus avoir des cours aussi denses, où l’on apprend autant en si peu de temps !

J’ai vraiment apprécié mes deux années de prépa et beaucoup appris. Je trouve que l’intérêt d’une prépa PTSI-PT comparé aux autres prépa scientifiques, est d’avoir les cours de sciences de l’ingénieur qui permettent d’avoir une application concrète des connaissances que l’on intègre en classe de maths et physique. C’est de loin la matière qui sert le plus en école d’ingénieur. De plus, j’ai pu réaliser l’avantage de la prépa PT dans l’intégration des grandes écoles. Cette filière avec peu d’élèves offre un gros avantage aux candidats. Je n’aurais sans doute pas pu décrocher l’ENS ou Centrale via une autre filière.

Après le concours, j’ai eu beaucoup de mal à me décider entre 3 écoles qui m’intéressaient (ENS Cachan, Centrale Nantes et Arts et métiers). J’ai finalement décidé de partir aux Arts et métiers de Cluny. La formation y étant supposée moins théorique et plus tournée vers l’industrie et de ce fait, plus adéquate pour la formation d’ingénieur. Cependant, la volonté des Arts et métiers étant de former des ingénieurs généralistes et des cadres, il y a beaucoup de cours tournés vers le management. Différents projets de groupes, des exercices pratiques, des cours théoriques… La formation dispensée est relativement complète. En 3e année, il est possible de partir dans un autre centre des Arts et Métiers proposant la spécialité de notre choix. L’école des Arts et métiers propose également une grande variété de parcours incluant échanges académiques en France et à l’étranger et met l’accent sur les stages en entreprise.

J’ai donc suivi mes deux premières années d’école d’ingénieur à Cluny. J’ai vraiment apprécié l’ambiance et la vie extra-scolaire qui est beaucoup plus formatrice qu’elle ne le laisse croire !

J’ai choisi de partir faire un double-diplôme en Suède au Royal Institute of Technology (KTH, Stockholm) à la place de ma 3e année. J’y ai suivi pendant un an les cours du Master Aerospace qui m’intéressaient et y ai appris le suédois et l’anglais. Ce fut pour moi une expérience très enrichissante autant pour mon développement personnel, social et professionnel.

J’ai ensuite choisi de faire ma Master Thesis en Allemagne au Centre de recherches aérospatiales allemand (DLR) afin de compléter ma formation. J’y ai passé 6 mois afin de créer un modèle de la génération d’énergie solaire des drones de haute altitude et de grande autonomie. Après cela, j’ai réalisé un stage de 5 mois chez Volkswagen, toujours en Allemagne, dans le secteur de recherche et développement des châssis (structures légères, moulage, CFD).

Cette année, je la passe au Japon. Je participe au programme Vulcanus In Japan qui me permet d’approfondir mes connaissances en japonais et de réaliser un stage pour une entreprise japonaise. Je travaille donc pour les Laboratoires de recherches d’Hitachi, dans le domaine de la mécanique, roulements/engrenages et tribologie.

Ce que je veux expliquer avec tout cela, c’est que le choix de l’école, même s’il est important, doit être considéré plus comme un passage/un tremplin pour l’avenir plutôt qu’une finalité. Tout reste possible et rien n’est déterminé par avance. Si l’on m’avait dit que je passerais 3 ans à l’étranger ou travaillerais pour des entreprises aussi célèbres lorsque j’ai choisi la prépa de Nevers, je ne l’aurais jamais cru…

Témoignage de Céline, ingénieure Arts et métiers dans la logistique

2005-2008 Lycée Jules Renard, Nevers
2008-2010 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2010-2013 École d’ingénieurs Arts et Métiers

Après un an de travail en tant que conductrice de travaux dans les travaux publics à l’aéroport de Roissy, j’ai choisi de changer de voie (horaires de travail très durs avec des équipes en travail de nuit et des clients et fournisseurs à rencontrer de jour, je ne faisais que ça de mes journées et nuits).

Je suis donc devenue Ingénieure Qualité dans une entreprise de télécommunications, et plus précisément une entreprise qui commercialise et assure le support et la maintenance de solutions de télécommunications pour les banques de finance (en gros, ce sont des téléphones pour les traders, beaucoup plus rapides que les nôtres, et totalement enregistrés). Ce domaine est passionnant car technologiquement parlant très pointu, et très en avance sur son temps. C’est un marché de niche dont les clients sont exigeants car de mauvaises communications peuvent leur faire perdre beaucoup d’argent… Après presque 3 ans à ce poste, on m’a proposé d’évoluer en interne pour devenir “Customer Service Manager” pour gérer un portefeuille de clients en répondant à leurs demandes concernant la maintenance de leurs systèmes de téléphonie et d’enregistrement.

J’ai ensuite encore une fois changé de travail et d’entreprise pour évoluer : je suis maintenant responsable logistique dans une entreprise qui détient des boutiques d’horlogerie et de services à la minute (cordonnerie, serrurerie, …). Je suis garante des flux de matériels que les boutiques commandent pour effectuer leur travail dans leurs ateliers, ou envoient pour des réparations de grandes ampleurs. Notre réseau est présent sur toute France et représente environ 300 magasins, avec 3 livraisons possibles par semaine pour chacun : le flux logistique à gérer est donc important ! C’est un métier passionnant, agrémenté d’un travail de fond pour sans cesse améliorer le flux : livraisons plus rapides, service moins cher, qualité préservée et boutiques approvisionnées à temps…

On est désormais loin des théorèmes à apprendre ou des dessins industriels, mais avoir appris à réfléchir rapidement m’est très utile ! Comme quoi, on peut faire un peu ce qu’on veut quand on sort des Arts et Métiers…

Témoignage d’Arthur, étudiant à l’ISAT

2008-2011 Lycée Raoul Follereau, Nevers
2011-2013 Prépa PTSI-PT à Jules Renard
2013- ISAT (Nevers)
(Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports)

Je suis actuellement en semestre d’étude à l’Université Konkuk, à Séoul, en République de Corée. Je suis actuellement une formation d’ingénieur mécanicien dont je suis très content, même si ce n’est vraiment pas facile.

Toutefois, la prépa m’a permis d’assimiler des bases de travail qui m’ont considérablement forgé et permis de continuer ma formation dans les meilleures conditions, même si je dois le reconnaître, je n’étais pas vraiment l’élève modèle.

Après la prépa, je suis allé à l’Institut Supérieur de l’Automobile et des Transports (ISAT) à Nevers dont je suis également très content, et où j’ai passé 2 années de pur bonheur. Les cours sont vraiment très intéressants, les projets le sont tout autant. Lors de ma deuxième année, j’ai fait un stage de 4 mois dans le Gard, dans un bureau d’étude très convivial où j’ai fait de la conception assistée par ordinateur avec le logiciel CATIA, ce qui m’a entre autre montré ce qu’est réellement le travail d’ingénieur. Lors de ma troisième année de cycle ingénieur, où je suis actuellement, j’ai décidé de partir en Corée du Sud durant ce semestre pour découvrir cette culture fascinante et étudier l’ingénierie mécanique, et notamment la robotique, l’aviation et le coréen. Cette langue est selon moi plus difficile que le reste !

Mais tout ça, je ne l’aurai sûrement pas eu sans mes 2 ans de prépa qui furent intenses, mais très productives. Même si mes notes n’étaient vraiment pas les meilleures (ma première étant un 2.9/20 en physique, je ne l’ai jamais oublié), j’y ai appris énormément de connaissances qui m’ont été extrêmement utiles par la suite, je n’ai rien lâché et je me suis battu jusqu’au bout et je ne le regrette pas du tout. Je remercie donc infiniment les professeurs que j’ai eu durant ces deux années qui m’ont jamais abandonné.

Si j’ai donc un conseil à faire passer aux élèves de prépa, ce serait le même que celui des coach de fitness qui disent : Winners never quit, quitters never win (« Les gagnants ne lâchent rien, les lâcheurs ne gagnent rien »), et ne négligez surtout pas les cours d’anglais}, c’est ce qui a le plus joué dans la sélection des candidats pour partir en semestre à l’étranger…